
On pouvait récemment encore lire dans le magazine Le Point à propos de
Rémi TROTEREAU, les lignes suivantes sous la plume de Christine Rigollet :La « sale mule » qui ne voulait pas faire les Beaux-Arts, comme l'y incitait son artiste de père, mais qui, enfant, peignait, bricolait, désossait les trains électriques et fabriquait des instruments de musique, est devenu un peintre et un sculpteur formidablement inventif.
Il va puiser son inspiration autour des interdits, « dans notre passé, notre animalité ». Entre le mort et le vif, le terrien et le marin, la béance et la clôture, la douceur et la violence. Ses peintures, ses bas-reliefs et surtout ses sculptures faites de bois, de résine, de colle, de papier recouvert de la terre ocre de sa grange, de cailloux en plastique ou d'os en carbonate de chaux, déroutent et captivent.
L'oeuvre de Rémi Trotereau ne peut pas laisser indifférent (comme le prouvent les réactions à sa récente exposition à l'abbaye de l'Escaladieu), et c'est déjà ce qu'on est en droit d'attendre d'un artiste. S'il est vrai que l'art existe à travers le regard qui le contemple, gageons que celui du public de Saint-Martin saura affronter ces formes si intimes et si dérangeantes.
Grand relief en bois, résine et métal en 3 x 2,5 mêtres
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